Cinéma Bernay en 2025 : analyse de la fréquentation
Le cinéma de Bernay, plus précisément le Multi-Rex, a connu une année 2025 marquée par des chiffres de fréquentation en dents de scie. En effet, au total, ce sont 113 000 entrées qui ont été enregistrées, ce qui représente une baisse significative de 17 000 spectateurs par rapport à 2024. Ce recul n’est cependant pas surprenant à la lumière d’une année où le contexte général se montrait plus préoccupant dans le domaine du divertissement.
Les raisons de cette baisse peuvent être nombreuses. Tout d’abord, une certaine saturation du marché pourrait jouer un rôle, avec un nombre élevé de films projetés qui n’ont pas forcément trouvé leur public. En outre, la météo clément en période estivale et les vacances scolaires ont pu inciter des familles à préférer les sorties en extérieur au lieu de se rendre dans une salle obscure. Dans un petit cinéma comme celui de Bernay, chaque spectateur compte et un changement dans les habitudes peut avoir des conséquences notables.
Malgré cette tendance à la baisse, le mois de décembre a été un véritable bol d’air frais avec un pic de fréquentation inespéré. Le 21 décembre, 1 497 entrées ont été comptabilisées en une seule journée, un record surpassant largement les précédents, réalisés par exemple le jour de la sortie d’Un p’tit truc en plus.
Les films qui ont marqué l’année
Malgré une année paisible en termes de fréquentation, certains films se sont démarqués par leur succès chez les spectateurs. En tête de liste figure Zootopie 2, qui a su séduire le public avec 6 000 entrées à Bernay. Reprenant les aventures de Judy Hopps et Nick Wild, ce long-métrage a su offrir une suite à la hauteur, captivant jeunes et moins jeunes. Tout en abordant des thématiques pertinentes, il a su s’imposer comme le film phare de l’année.
En deuxième position, Lilo et Stitch a lui aussi réussi à tirer son épingle du jeu avec 5 500 spectateurs. L’adaptation de ce classique animé a ravi ceux qui en avaient gardé un souvenir mémorable, tout en attirant de nouveaux fans. Les films d’animation continuent ainsi de faire rêver un large spectre du public.
À la troisième place, Avatar : De feu et de cendres a connu un accueil chaleureux, avec 4 500 entrées. Ce film, quant à lui, a permis aux fans de science-fiction de retrouver l’univers riche et visuel de James Cameron. Ce retour sur Pandora a connu un beau succès malgré une concurrence acharnée.
Un défi pour le cinéma français
Dans cette année plus calme, un constat s’impose : les films français ont rencontré des difficultés au box-office. Bastien Lechevallier, directeur du cinéma de Bernay, l’a souligné en évoquant les manques de grands titres tels qu’Un p’tit truc en plus et Le Comte de Monte-Cristo. « 2025 a été une année plus calme sur l’ensemble du territoire français », a-t-il déclaré, illustrant l’absence de prouesses de la production locale dans les salles.
En effet, alors que certains films hollywoodiens ont su capter l’attention et susciter l’engouement, les productions françaises semblent avoir du mal à s’imposer. Cela souligne un défi majeur pour la cinéphilie française, notamment en termes de création et de distribution de films capables d’attirer un large public.
Même les comédies, traditionnellement populaires, n’ont pas fait l’unanimité. Par exemple, God Save the Tuche a attiré 4 000 spectateurs, mais comparé aux précédents opus de la franchise, il a connu un seuil de fréquentation moins important. Le public semble se tourner de plus en plus vers des productions plus diversifiées, avec un intérêt marqué pour les films étrangers.
Décembre : la magie des événements spéciaux
Le mois de décembre n’a pas seulement vu des films cartonner, mais il a également été le témoin d’événements culturels marquants. La projection de Zootopie 2, prévue juste avant les fêtes, a été accompagnée d’activités spéciales pour engager le public. Bastien Lechevallier a mis l’accent sur l’importance d’unir le cinéma et les événements culturels pour dynamiser la fréquentation : « Nous souhaitons créer des expériences uniques qui amèneront les spectateurs à profiter encore plus de leurs visites au cinéma ».
Cette stratégie s’est avérée payante avec des projections de films en avant-première, des discussions avec des réalisateurs et des animations pour les jeunes spectateurs. Ce lien direct entre l’industrie cinématographique et les cinéphiles permet de renforcer l’intérêt pour le cinéma local.
Une année de perspectives nouvelles
Alors que nous nous tournons vers 2026, les perspectives semblent plus prometteuses pour le cinéma de Bernay. Bastien Lechevallier évoque avec optimisme les événements à venir. Des rencontres avec des réalisateurs, tels que Christophe Barratier, qui vient présenter Les enfants de la Résistance, promettent de renforcer l’attractivité de la salle. Ces événements contribuent à ancrer le cinéma local dans la culture de Bernay, impliquant les spectateurs à divers niveaux.
Les mois à venir s’annoncent riches en événements, et la programmation pour 2026 fait déjà l’objet d’attentes positives. Le directeur du Multi-Rex reste convaincu que l’attrait pour le cinéma local ne peut que grandir grâce à une offre renouvelée et à la continuité d’événements prenant en considération les goûts variés du public. En intégrant à la fois des films à succès et des offres spécifiques à la culture locale, le cinéma peut espérer retrouver des niveaux de fréquentation au-delà des chiffres de 2025.
Un avenir brillant pour la projection de films
Au-delà des défis de 2025, l’avenir du cinéma à Bernay semble radieux avec des projections captivantes et des histoires à raconter. Le nombre de sorties spectaculaires prévues pour 2026, couplé à une approche innovante et engageante, devrait permettre un regain d’intérêt. Les spectateurs désireux de vivre l’expérience cinématographique auront l’occasion de découvrir tant des films dAuteur que des blockbusters, ce qui contribuera à renforcer le rôle du cinéma dans la culture régionale.
Avec la diversité des films proposés, il est probable que de nouvelles tendances émergeront. Le Multi-Rex de Bernay pourra ainsi continuer à raconter des histoires, à éveiller des émotions, et à construire un avenir solide sur des bases culturelles et communautaires solides.